Geschichte

Le conte de l’Avent des CFF: Emma et Léo en route pour l’aventure.

«J’ai hâte d’être à Noël», dit Emma, assise sur un banc, en regardant les trains se succéder à un rythme effréné. «Enfin, si tout roule normalement, on sera vite au réveillon.»

Mais Léo réplique avec une certaine amertume: «Noël? Tu parles! C’est l’hiver, il fait gris et froid. Les gens sont stressés et s’énervent pour un rien. Tu trouves ça festif, toi? Tu te souviens? Quand on était petits, on ne tenait pas en place en décembre. On avait des étoiles plein les yeux! Aujourd’hui, où est la magie? Où est l’émotion?»

«La magie... L’émotion...», répète Emma dans un murmure et laisse passer un train avant de lancer: «J’ai une idée! Je vais t’offrir un cadeau.»

«Un cadeau? Je te préviens, je ne veux pas de chaussettes!»

«Non, je pensais plutôt à un truc auquel tu ne t’attends pas! Pas de paquet au pied du sapin, mais quelque chose qui te replonge dans la magie de Noël.»

«Rien que ça?!», répond spontanément Léo, sur un ton légèrement railleur.

«Écoute», poursuit Emma, «au lieu d’aller faire du shopping, pourquoi est-ce qu’on ne sauterait pas dans le train en quête de nouvelles aventures? Après tout, «aventures» et «avent», ça va bien ensemble. Filons à la découverte des plus beaux coins de Suisse! Tu verras, ils valent vraiment le détour. De quoi réveiller en nous cette émotion que tu n’as pas ressentie depuis longtemps. Faisons de chaque jour un grand moment. Et pour ne pas en perdre une miette, je noterai tout dans mon calepin. En plus, j’ai une solution magique pour voyager!»

«Ne me dis pas que tu as un tapis volant?»

«Non, mais presque! Mon sésame à moi, c’est le SwissPass!»

Cette fois, Léo ne peut s’empêcher de sourire. Et si, cette année, Noël retrouvait un peu de sa féérie d’antan?

1. Décembre: En route pour l’aventure.

Léo ne croit plus en la magie de Noël. Mais Emma voit les choses autrement! Et pour remettre son ami sur les rails de l’émotion, elle entend bien lui offrir un voyage hors du commun, une aventure inoubliable, au cours de laquelle ils vivront ensemble des moments forts qu’ils noteront dans un calepin. Devant le distributeur de billets, Emma est excitée comme une petite fille qui prendrait le train pour la première fois: «Maintenant, Léo, à toi de jouer! Dis-moi le sentiment que tu aimerais-tu le plus éprouver, là, maintenant.»

Léo réfléchit un moment avant de répondre: «Hm, j’aimerais avoir le sentiment...

Vous avez voté à 69% pour: ...d’être totalement libre!»

2. Décembre: Liberté totale à Olten.

«Et voilà!», s’écrie Emma, radieuse, en descendant du train. Léo regarde autour de lui d’un air sceptique. «Tu me traînes à Olten?! Pour me donner une sensation de liberté totale?!» «Bah oui! On dit que tous les chemins mènent à Rome, mais il y en a encore plus qui passent par Olten!» Léo soupire: «Dans ce cas, on va certainement trouver une solution pour repartir d’ici vite fait!» «Oh, c’est bon, arrête de râler!», réplique Emma. «À part la patience, tu aimerais avoir un super pouvoir?»

Léo répond du tac au tac: «J’aimerais…

Vous avez voté à 60% pour: …savoir voler!»

3. Décembre: Donne-moi des ailes.

«J’aimerais tellement savoir voler...», dit Léo, rêveur, en regardant avec Emma le va-et-vient des avions à l’aéroport de Zurich. «Je pourrais faire la course avec les oiseaux.». Emma glousse: «Les oiseaux te prendraient pour une buse, c’est sûr!». Les deux amis restent là, un moment, sans parler. «J’aimerais partir loin», finit par déclarer Léo.

«Pas de problème: tes désirs sont des ordres! Où veux-tu aller?», lui demande Emma. Et Léo de répondre:

Vous avez voté à 67% pour: «À la mer!»

4. Décembre: L’air marin d’Ascona.

«Alors, tu sens l’air marin?» Léo ne comprend plus rien. «C’est le lac Majeur, rien à voir avec la mer! Allez viens, on s’en va!» «Eh, il n’y a pas le feu au lac!», proteste Emma. Mais Léo veut regagner l’arrêt de bus au plus vite. «Je suis gelé!» Emma soupire: «Pourtant tu es tellement emmitouflé qu’on dirait une momie.» «Oh, tu me donnes une super idée! Et si on regardait ensemble un film sur les momies?», s’exclame Léo.

Mais où aller pour cela?

Vous avez voté à 81% pour: Au festival du film de Locarno!

5. Décembre: Silence, on tourne!

«Mince, on a raté le festival à quelques semaines près!», constate Emma à la gare de Locarno. Léo est songeur: «Je serais bien incapable de tourner un film. Je manque cruellement d’idées.» Emma s’exclame: «N’importe quoi! Tout le monde peut y arriver! Il suffit de trouver une source d’inspiration.» Emma pointe le doigt en direction des voies. «Tu pourrais tourner un western sur les trains... L’ICN sifflera quatre fois. Ou un truc romantique, genre Autant en emporte le rail.»

«Bon, répond Léo, dans ce cas, j’opte pour…

Vous avez voté à 67% pour: …un western!»

6. Décembre: Rencontre inattendue avec Saint-Nicolas.

À l’arrêt suivant, les deux amis se retrouvent en pleine forêt. «Qu’est-ce qu’on fait ici?», demande Léo. Avant même qu’Emma puisse lui répondre, une voix s’élève: «Avez-vous été bien sages?» Pas de doute: c’est Saint-Nicolas! «Hé, grand-père, tu as besoin d’aide pour porter ton gros sac?», ricane Léo. «Petit effronté!», grommelle Saint-Nicolas dans sa barbe. «On dirait qu’il est de méchante humeur...», murmure Léo à l’oreille d’Emma. «Il a certainement perdu la mémoire et se prend pour le Père Fouettard.» Emma et Léo partent d’un fou rire, ce qui ne plaît guère à Saint-Nicolas.

Emma et Léo…

Vous avez voté à 88% pour: …affrontent courageusement Saint-Nicolas.

7. Décembre: Peur? Moi?!

«Vous ne me faites pas peur!», déclare Emma. Saint-Nicolas lui fait les gros yeux: «Pourtant tu devrais avoir peur, car tu n’as pas été sage! J’ai entendu dire que tu te moquais parfois des agents de train qui ne parlent pas parfaitement français.» Emma avoue: «Ouille, c’est vrai. Je ne le ferai plus jamais, c’est promis!» «Bien, je te fais confiance», dit Saint-Nicolas en sortant de son sac des clémentines et des noix. Emma et Léo les acceptent, penauds et conscients de s’en tirer à bon compte.

Les deux amis poursuivent leur route. Emma souhaite présenter quelqu’un d’autre à Léo. Mais qui? Quelqu’un…

Vous avez voté à 51% pour: …qui ressemble beaucoup à Saint-Nicolas!

8. Décembre: Un vrai héros.

D’ordinaire peu enthousiaste, Léo s’émerveille devant le monument à la mémoire de Guillaume Tell: «Voilà un vrai héros. Barbu et bon comme Saint-Nicolas.». «Guillaume Tell n’était pas seulement un pro du tir à l’arbalète, explique Emma, c’était aussi un grand inventeur. C’est à lui que l’on doit le tell-éphone!» Emma n’est pas peu fière de ce jeu de mots des plus in-tell-igents. Et peu importe si Léo ne gobe pas cette histoire!

La destination suivante n’est pas sans lien avec le héros suisse. Emma et Léo partent à la découverte...

Vous avez voté à 51% pour: d’un monde miniature aussi connu que Guillaume Tell.

9. Décembre: Suisse miniature.

Après s’être reposés dans le train, les deux aventuriers arrivent à Melide, près de Lugano. «Au Swissminiatur, tout est vraiment minuscule. J’imaginais ça autrement», déclare Léo. Emma observe le réseau ferroviaire: «C’est minuscule, il faudrait un microscope pour tout voir, comme celui que le CERN utilise pour observer les particules.»

Voilà qui fait réagir Léo:

Vous avez voté à 54% pour: «Le CERN, je connais! Allons-y!»

10. Décembre: La particule de Dieu.

Le voyage d’Emma et de Léo se poursuit à Genève. «Et voilà! Je te présente le CERN, centre de physique des particules connu dans le monde entier! C’est ici que les scientifiques tentent de percer le mystère de la fameuse particule de Dieu.» «Bon sang! s’exclame Léo, la physique, c’est vraiment pas mon truc. Elle et moi, on n’a pas beaucoup d’atomes crochus.» «Ok, on oublie», conclue Emma. «Quelle est la matière qui t’intéresse le plus?»

Quel sera le thème à l’honneur au prochain arrêt?

Vous avez voté à 51% pour: L’histoire!

11. Décembre: Au lac des quatre-Cantons.

«Tu as le mal de mer?», demande Léo. «Je ne vois pas de quoi tu parles, lui répond Emma, le teint livide, en se cramponnant au garde-corps du bateau. Il faut plus qu’une tempête pour me mettre KO!» «Emma, il n’y a pas un souffle de vent», lui fait remarquer Léo en riant. «Pas de vent, mais peut-être des pirates?» «Aucun pirate en vue. À part des amateurs de paddle, on ne risque pas de croiser grand monde. Je peux également t’assurer qu’il n’y a ni requins ni crocodiles!» «Je n’ai rien contre les crocodiles, tant qu’il s’agit de locomotives!»

Léo a-t-il déjà entendu parler de la locomotive «Crocodile»?

Vous avez voté à 79% pour: Oui, évidemment!

12. Décembre: Les gens malins prennent le train.

Emma et Léo prennent le train suivant et s’installent confortablement dans un compartiment pour quatre. «Bien sûr que j’ai déjà entendu parler de la Crocodile», dit Léo. «Quel crack!», lui répond Emma. Léo est un peu gêné: «Et maintenant, on va où?» «Pas besoin de destination! Voyager est un but en soi! Et les gens malins prennent le train.» «Les imbéciles, ils font comment?» «Ils prennent le train aussi, pardi! Les CFF sont là pour tout le monde.» Ils rient tous les deux. 

Mais leurs rires sont interrompus par une voix.

Vous avez voté à 52% pour: «Vos billets, s’il vous plaît!»

13. Décembre: Une sacrée répartie.

«Vos billets, s’il vous plaît!». Léo présente son billet tout de suite. Emma, en revanche, retourne désespérément ses poches, hésitant presque à fouiller dans ses chaussettes. Léo entreprend de détendre l’atmosphère en entonnant le célèbre tube des Beatles, légèrement adapté pour la circonstance: «billet it be...» Quand Emma trouve enfin son billet, l’agente de train sourit. «Ah, merci Léo, tu m’as sauvé la mise!»

Emma entend bien prolonger ce moment de détente avec Léo, mais comment?

Vous avez voté à 78% pour: En allant à Lachen (SZ)!

14. Décembre: Juste pour rire.

Arrivée à la gare de Lachen, Emma lance une devinette à Léo: «toi qui est fort en allemand, tu dois savoir ce que signifie le nom du lieu où on se trouve?» Léo hausse les épaules: «Ben, oui, ça veut dire rire.» «Parfait, poursuit Emma, alors c’est parti! Quelle est la différence entre un train et un fantôme? Tu donnes ta langue au chat? Le train est un convoi et le fantôme un qu’on voit pas! Attention, je te préviens, avec moi, une blague peut en cacher une autre...» Mais Léo semble parfaitement insensible à l’humour d’Emma. «Ne me dis pas qu’on est venu jusqu’ici juste pour rire?! T’es pas sérieuse?».

Comment réagit Emma?

Vous avez voté à 53% pour: Elle accorde une pause à Léo.

15. Décembre: Sur le quai de tous les possibles.

Léo apprécie le silence. Au bout d’un moment, il finit toutefois par demander à Emma: «Au fait, pourquoi aimes-tu autant prendre le train?». Le visage d’Emma s’illumine: «C’est la tradition dans ma famille! Et quand j’aurai des enfants, je leur offrirai un train miniature! Enfin, tout ça est encore loin. En attendant, je te propose de continuer notre petit train-train.» Léo lève les yeux au ciel: «Et comment se poursuit le voyage?»

À bord de quel train les amis vont-ils repartir? À bord du prochain…

Vous avez voté à 56% pour: …train régional?

16. Décembre: Premier bilan.

«Notre voyage est comme ce train régional», explique Emma à Léo qui regarde par la fenêtre, «il avance lentement, mais sûrement. C’est donc le moment de te poser LA question: es-tu déjà dans l’ambiance?» Léo ne comprend rien: «Dans l’ambiance de quoi?» «Ben, de Noël, bien évidemment!» Elle jette un œil dans son calepin. «Nous avons déjà fait plein de découvertes et vécu des tas de moments forts!»

Léo est-il d’accord avec Emma?

Vous avez voté à 66% pour: Oui, il commence à être dans l’ambiance de Noël.

17. Décembre: Abbaye d’Einsiedeln.

«Et c’est ici que je suis censé percevoir encore plus la magie de Noël?», demande Léo. «Chut!», réagit Emma, peut-être un peu trop fort. «Ne pourriez-vous pas dire chut plus discrètement?», s’offusque un pèlerin auquel une dame rétorque énergiquement «Silence!». Il s’en suit une série de chuts qui fusent de toutes parts. Mais Emma n’en perd pas sa bonne humeur. Il faut dire que l’abbaye d’Einsiedeln est vraiment impressionnante. «Quel calme...», constate Emma d’un ton ironique.

«Pour ça, il faudrait aussi que tu arrêtes de parler», réplique Léo, avant de poursuivre: «Maintenant, j’aurais envie…

Vous avez voté à 63% pour: …de prolonger cet instant de calme.»

18. Décembre: Calme et plénitude.

«Tu voulais prolonger cet instant de calme et de plénitude? Voici qui devrait te plaire!», dit Emma en montrant fièrement la petite ville de Gruyères. «Pourquoi toujours vouloir aller loin, alors qu’il y a tout en Suisse romande?›» Léo lève les yeux au ciel: «Pas non plus de quoi en faire un fromage!» «Le fromage, justement, est une spécialité de la région.» Elle sort un Polaroid de sa poche, dit «Cheese», appuie sur le déclencheur et immortalise l’expression interloquée de Léo avant de coller le cliché dans son calepin.

Léo est agacé:

Vous avez voté à 82% pour: «Génial, maintenant j’ai les crocs!»

19. Décembre: Philosopher au milieu de nulle part.

Les deux amis ont perdu le fil de leur voyage. Pendant que Léo grignote un morceau de fromage, Emma regarde par la fenêtre, la tête inclinée: «Je me demande quel est le rapport entre un train pendulaire et une pendule? Les billets aller-retour sont-ils retournés aux CFF plus souvent que les autres? Et surtout: c’est quoi un dérangement à l’appareil d’enclenchement?» Autant d’interrogations en suspens.

Quand Emma philosophe, Léo pense…

Vous avez voté à 58% pour: …ENCORE!

20. Décembre: Aller à l’essentiel au Lötschberg.

Le train d’Emma et de Léo plonge tout à coup dans l’obscurité. Pourtant, le visage d’Emma s’illumine: «Ce qu’il y a de bien avec les tunnels, c’est qu’on est obligé de se concentrer sur les choses essentielles.». «Toi et tes théories..., commente Léo en levant les yeux au ciel. Moi, les tunnels, je n’en vois jamais le bout.». «Au moins, dans le noir, je ne te vois pas faire la grimace, dit Emma. Et puis, j’ai des raisons d’être optimiste, car j’aperçois la lumière au bout du tunnel du Lötschberg.»

Il est donc grand temps de…

Vous avez voté à 88% pour: …se plonger dans l’ambiance de Noël!

21. Décembre: Un sapin de rêve.

Emma et Léo admirent l’immense sapin de Noël qui se dresse dans le hall de la gare de Zurich. «Je n’aimerais pas avoir à m’en occuper», constate Léo. «C’est Rick qui s’en charge, je le connais, annonce Emma sans ciller. Quand je l’ai vu, je lui ai dit: fais bien attention en le décorant: l’année dernière, tu m’as dé-ÇUE RICK! Blague à part, ce sapin me fait rêver.»

Léo préfère ne pas relever... «À propos de rêve, poursuit-il, ne pourrait-on pas…

Vous avez voté à 71% pour: …manger un morceau?»

22. Décembre: Un festin digne du réveillon.

Au Bistro CFF, Emma engloutit son repas à la vitesse grand V. Léo est étonné: «Ce n’est pas que ta façon de manger me dérange, mais tu avoueras que ce n’est pas très festif.» Quelques minutes plus tard, Léo déguste sa planchette apéritif comme s’il s’agissait d’une oie de Noël. Emma rayonne: «J’adore manger au Bistro CFF, c’est toujours délicieux!»

Mais, tout à coup, elle se raidit:

Vous avez voté à 53% pour: Son calepin a disparu !

23. Décembre: WANTED!

Emma est sous le choc: «Mon calepin a disparu!» «À mon avis, tu n’as pas bien cherché», rétorque Léo. «Si, je t’assure!, s’écrit Emma. C’est la cata! Une rame supprimée, une correspondance ratée, des trains bondés... passe encore! Mais mon bloc-notes adoré...» Léo ne peut s’empêcher de rire: «Et c’est quoi ce que tu as dans la main?» «Oups, mon calepin!» Emma éclate de rire: «Petite note à moi-même: Emma, arrête de toujours rêvasser!»

Que s’offrent les deux amis pour fêter ça?

Vous avez voté à 52% pour: Un surclassement!

24. Décembre: Retour à la case départ?

«Très classe la 1re classe!», constate Léo. Tout à coup, Emma sursaute: «Nom d’une loc à vapeur! On est déjà le 24! On a voyagé à un train d’enfer! Maintenant, il faut rentrer.» Elle aimerait noter quelque chose de positif dans son calepin, mais elle se sent juste submergée par le stress. «Keep cool!», lui lance Léo. Pourtant rien n’y fait. 

Le voyage des deux amis touche à sa fin. Emma a-t-elle réussi son pari? Léo croit-il de nouveau en la magie de Noël?

Vous avez voté à 87% pour: Oui, Emma l’a convaincu!

Terminus! Tout le monde descend!

L’Avent-ure se termine pour les deux amis qui sont de retour à la gare de départ. Emma est toujours aussi pleine d’entrain. Même Léo semble enfin d’humeur festive: «Long, mais de toute beauté», précise Emma.

«Une sorte de tour du monde, en Suisse. Et le must, c’est que, maintenant, j’ai ton cadeau.»

«Mouais, c’est toi qui es un sacré cadeau!»

«Non, sans rire.» Emma lui tend un petit paquet, emballé tant bien que mal dans du papier de soie, sur lequel on peut lire: «Joyeux Noël! Un train de bises, Emma». 

Léo déballe son cadeau à la hâte et découvre le petit calepin! On ne peut pas vraiment parler de surprise... La déception se lit sur son visage. Mais lorsqu’il ouvre le carnet, des larmes roulent sur sa joue. Emma n’a pas ménagé ses efforts: les pages sont remplies de dessins, de réflexions et de billets collés pour chaque destination. Chaque étape est scellée par le sentiment qui prévalait ce jour-là. Sceptique, joyeux, reconnaissant... tout y est. 

Léo essuie une petite larme. «Wahou, ce voyage nous en a fait voir de toutes les couleurs! Un convoi exceptionnel d’émotions! Un train express de sensations! Une rame complète de bonheur!» «C’est bon, n’exagère pas!», lui lance Emma en riant. Mais plus rien ne peut freiner Léo, d’ordinaire assez réservé: «Tu avais raison: les grands sentiments existent encore!» Et au moment où il prononce ces mots, Léo sent que son cœur bat la chamade. C’est donc vrai: Noël est la fête de l’amour! Plein de reconnaissance, il dépose un baiser sur la joue d’Emma. D’habitude, Emma trouve toujours quelque chose à dire, mais, cette fois, elle en a le sifflet coupé. C’est bien la première fois que Léo voit ça! 

Heureux, Emma et Léo ont des étoiles plein les yeux. Comme quand ils étaient petits. Emportés par la magie de Noël! 

C’est ainsi que la petite gare devient le théâtre d’un merveilleux Happy End! 

L’auteur de l’histoire.

Kilian Ziegler, poète slameur suisse de renommée, a rédigé le conte de l’Avent de cette année. L’artiste touche un large public avec ses jeux de mots bien pensés et son humour indéniable. 

Le texte original allemand a été adapté en français par le service linguistique des CFF.